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Le Caveau de la République : Temple du rire

A l'image de Laurent Ruquier, Patrick Sébastien, Laurent Gerra ou Stéphane Guillon qui y ont fait leurs preuves pendant plusieurs années, 5 humoristes d'exception assurent chaque soir la relève.

Ils s'enchaînent à un rythme incroyable, pendant plus de 2 heures 15 de rires et de bonne humeur. Pour savourer toute la sève de ce théâtre engagé hors du commun, il faut remonter à son origine, en 1901 ! La France de 1901 a tout pour plaire aux chansonniers. La politique ? Le président Félix Faure vient de trépasser comme un bienheureux dans les bras de sa maîtresse, le gendre de l'un de ses prédécesseurs vendait des décorations dans les couloirs de l'Elysée, le premier prix Nobel de la paix est décerné en 1901 à Stockholm grâce à la dotation de l'inventeur de la dynamite (...) Et ça ne rigole pas tous les jours : la durée légale du travail quotidien est plafonnée à... douze heures, et le service militaire est de trois ans, ça laisse le temps d'apprendre à éplucher correctement les tubercules.

Ancêtre des cafés-théâtres de Paris, le Caveau devient très vite le grand théâtre de l'humour et de la chanson. Pendant l'entre-deux guerres, Raymond Souplex, René Dorin ou Pierre Dac y débutent. À la Libération, il accueille Francis Blanche, Anne-Marie Carrière, Sim, les Frères Ennemis, Maurice Biraud mais aussi les débuts de chanteurs comme Charles Aznavour et Enrico Macias.
C'est aussi l'époque où Combat écrit : « Les clubs ont fait la Révolution. » De nos jours, ce sont les cabarets chansonniers qui perpétuent ce qu'elle avait de plus valable : son souci - du moins à ses origines - de liberté. En tête de ces lieux où fuse l'esprit frondeur vient le Caveau de la République.

Les jacobins du moment ont nom Léo Campion, Jacques Grello, Léo Noël et Charles Bernard.
Chacun à sa manière, selon la diversité des tempéraments, exprime dans « Drôles d'airs » sa révolte à l'égard de l'arbitraire. Les flèches qu'ils décochent contre la « raison d'Etat » qu'on nous sert à toutes les sauces et sous tous les prétextes, pourraient être entachées de gratuité si on ne savait que quelques uns des archers ont, en certaines circonstances, payé un plus ou moins lourd tribut au courage... ».Plus que jamais le Caveau révèle les plus grands talents de l'humour et permet de rire de tout ce qui nous irrite dans le quotidien.


Source : « 100 ans pour Rire » Hugues Leforestier. Ed. Flammarion