La Garantie scelle le sort des métaux précieux
C'est au 14 de la rue Perrée que se trouve un lieu emblématique du 3e témoignant de l'implantation ancienne d'un artisanat d'art dans l'arrondissement.
Aux abords du Square du Temple se dresse un bâtiment
qui suscite la curiosité.
Une imposante façade en brique rouge encadre un porche
d'entrée austère sur lequel on peut lire : «
Services de la Garantie ».
Elle abrite une vénérable institution,
dépendant directement du Ministère des Finances,
chargée du contrôle officiel du titre des métaux
précieux !
Le contrôle de la fabrication de l'orfèvrerie
remonte au Moyen-Âge et la réglementation, mise en
place sous l'Ancien Régime, avait pour but de
protéger l'acheteur en lui garantissant le taux légal
d'or ou d'argent contenu dans la pièce : le bon aloi.
En France, pour les métaux précieux que sont l'Or,
l'Argent, l'alliage d'Or et le Vermeil, le titre des ouvrages
est contrôlé et garanti par l'Etat ou par des
organismes agréés par lui.
Ainsi, depuis 1838, sur chaque bijou fabriqué en France
avec des métaux précieux, est apposé un
poinçon officiel après contrôle du Service de la
Garantie.
Le bâtiment du 3e est inauguré le 26 juillet 1926.
Le Marais concentrait alors un nombre important de
fournisseurs, fondeurs et affineurs de métaux dont un de
ses plus éminents représentants, le comptoir
Lyon-Allemand-Louyot établi rue de Montmorency.
Cette réalité, aujourd'hui quelque peu
estompée, subsiste toujours avec la présence de
nombreux grossistes en joaillerie et artisans d'art.