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Marguerite Audoux, ouvrière et femme de lettre

Alors que les usagers de la nouvelle bibliothèque ont choisi cette figure discrète de la littérature française, éclairage sur un destin bouleversant...

Née en 1863 à Sancoins, dans le Cher, Marguerite Audoux vit une enfance difficile. A trois ans, elle est placée dans un orphelinat jusqu’à son adolescence où elle deviendra bergère en Sologne pendant trois ans. A 18 ans, elle s’installe à Paris où elle vit de petits travaux de couture et d’emplois précaires afin de subvenir aux besoins de sa nièce de quatre ans dont elle a la garde.
Pour tromper sa solitude, elle commence à écrire en puisant dans ses souvenirs. A la même époque, elle fait la rencontre d’un groupe d’intellectuels parmi lesquels André Gide, Léon-Paul Fargue, Jean Giraudoux et Octave Mirbeau qui l’encouragent et finissent par imposer son premier roman aux éditeurs.

Retentissement immédiat pour Marie-Claire paru en 1910, roman autobiographique qui évoque l’enfance difficile de l’auteur. Il obtient le prix Femina et connaît un succès exceptionnel en librairie.

Dix ans plus tard, L’Atelier de Marie-Claire évoque son travail au sein de l’atelier de couture dans lequel elle travaille. Peinture du milieu ouvrier de l’époque, on y découvre sa vie quotidienne où la solitude, la misère et le mal y sont évoqués avec la même bouleversante authenticité. En dépit des critiques d’intellectuels qui fustigèrent son style trop simple et trop modeste à leur goût, Marguerite Audoux nous offre un récit vibrant et pudique sur sa vie et l’atmosphère des ateliers de couture, si typiques du quartier du Marais.