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Les ballons de Gravilliers

Les ballons de Gravilliers transmettaient des messages d’amour

« La poste est la consolation de la vie, les absents deviennent par elle présents » écrivait Voltaire. Alfred Roseleur en fit l’expérience lors du Siège de Paris en 1870 au point de devenir un maître à penser pour tous les cœurs tendres.

Le Siège de Paris débute dans la nuit du 18 au 19 septembre 1870 : pendant 136 jours, la capitale résiste, malgré l’isolement, la faim et les bombardements. Assiégée par les Prussiens, Paris ne peut plus communiquer avec la province. On met alors en œuvre divers moyens pour y remédier. Des ballons pourvus de nacelle transportent des sacs de lettres.
Chimiste de renom, auteur du premier traité sur la galvanoplastie, procédé utilisé par les doreurs et argenteurs, Alfred Roseleur séjournait au 23 de la rue des Gravilliers pendant ces heures sombres de l’Histoire de France. Loénie, sa tendre et légitime épouse, était restée quant à elle au Château de Chabassière. Le mari épris écrivit quasi quotidiennement à sa bien aimée dont il était follement amoureux et ce, au début, à raison de deux missives par jour. Le premier billet doux voyagea normalement par ballon monté (le pli étant remis à un aéronaute) mais Alfred n’ayant pas pleinement confiance, préfère s’en remettre à la chance et envoyer lui-même ses lettres. Chacune était suspendue à un ballon de baudruche d’enfant numéroté et envoyé au gré du vent. Sur l’ensemble des 90 lettres expédiées par ce système, une vingtaine arrivèrent au Château de Chabassière. Etait née la légende des Ballons dits de Gravilliers ou des audacieuses entreprises d’un cœur invaincu.


Il arrivait que les Prussiens interceptent les courriers.