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La Synagogue Nazareth, discrète et singulière

C'est au milieu d’une des rues les plus populaires et industrieuses de l’arrondissement, qu’une des plus grandes synagogues d’Europe se niche en retrait des immeubles alentours.

C’est la première synagogue construite par le Consistoire israélite de Paris grâce à une autorisation délivrée par Louis XVIII en 1819. Le bâtiment est érigé en 1822 sur les plans de l’architecte Thierry.
Au départ, l’édifice comprend deux salles de prière séparées, l’une dédiée au rite ashkénaze (tradition juive d’Europe de l’Est) et l’autre au rite séfarade (issu de la communauté juive d’Afrique du Nord). C’est en 1852 que les deux cultes réunis donnent à la synagogue Nazareth la forme qu’on lui connaît aujourd’hui.

Pendant la 2e guerre mondiale, bien qu’ayant été victime d’attentats en 1941 et voisine des bureaux de la Gestapo, la synagogue, qui abritait le bureau du Consistoire, n’a pas souffert de dégradations. C’est intacte qu’elle rouvrira ses portes à la Libération, malheureusement sans le Grand Rabbin Joseph Saks et son épouse, tous deux morts en déportation. Une plaque à leur mémoire est installée dans la synagogue.
Le bâtiment, de style néo-mauresque, est d’autant plus préservé que des rénovations à l’identique ont été menées il y a une dizaine d’années, notamment en ce qui concerne les peintures intérieures et les vitraux. Il comporte 12 fenêtres, pour symboliser les douze tribus d’Israël.

Le mobilier liturgique est d’époque, ainsi que l’orgue, et les lustres, autrefois équipés de chandelles. Chaque office reçoit entre 30 et 50 fidèles, et jusqu’à 150 personnes le samedi.


Pour les grandes fêtes comme Yom Kippour (le Jour du Pardon) ou les mariages, certains viennent à la synagogue Nazareth par tradition familiale depuis 4 générations, bien qu’ils habitent parfois à l’autre bout de la France. Détail amusant, certaines familles ont une place attitrée dans la synagogue et les bancs portent des plaques de cuivres nominatives. Bien sûr, tous les visiteurs sont les bienvenus s’ils veulent découvrir le lieu, et pas seulement pour les Journées du Patrimoine. Pour la petite histoire, sachez que Jacques Offenbach jouait du violoncelle à la synagogue avant de se consacrer à l’écriture de ses opérettes aujourd’hui jouées dans le monde entier.

Synagogue Nazareth
15 rue Notre Dame de Nazareth 75003 Paris
01 42 78 00 30