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Un monde fabuleux de papiers

Les Archives nationales sont la mémoire de la France. Même si son inscription au centre de la capitale s’est réalisée de façon fortuite, l’institution a su y maintenir ses principales missions tout en s’ouvrant peu à peu au public.

Ce n’est qu’en 1790, que l’idée d’une gestion centralisée des archives publiques apparaît : « les Archives nationales sont le dépôt de tous les actes qui établissent la constitution du royaume, son droit public, ses lois, sa distribution en départements » dit le décret qui l’institue.
Saisi à la Révolution, l’Hôtel de Soubise accueille tour à tour un dépôt de poudre, une salle des ventes, une filature, une caserne. C’est dans ce palais délabré qu’y sont installées en 1808 les Archives nationales à titre provisoire. Car Napoléon souhaite la construction d’un immense palais des Archives sur les quais de la Seine. La campagne de Russie et l’échec final de 1815 en empêcheront la réalisation.
L’institution s’y fixe donc définitivement et grignote peu à peu l’espace voisin, jusqu’à investir une superficie de 3 hectares. Au XIXe siècle, la création de l’École des Chartes fournit un personnel compétent, capable de collecter, trier, classer, inventorier les documents. On y rencontre notamment la figure de Jules Michelet, responsable de la Section historique de 1830 à 1852.
La dernière étape de l’accroissement des Archives est la construction du Centre d’Accueil et de Recherches des Archives Nationales (CARAN) avec une salle de lecture de 350 places à la fin des années 1980.
Au total, l’institution rassemble un nombre faramineux de près de 300 millions de documents disposés sur 110 km de rayonnages et regroupe archives publiques et privées dont certaines remontent aux Mérovingiens.